DISPONIBLE SEULEMENT AU MAGASIN EXPOSITION/VENTE. environ : 1 m 50 de hauteur, 0,80 cm de longueur de la gueule, le masque en bas : 25 cm de dimètre.
Au nord du pays kurumba, les masques cimier de l'antilope hippotrague, appelée Adoné, soigneusement peints de riches motifs, au long cou majestueux, interviennent surtout lors des cérémonies de levée de deuil des chefs de terre. L'âme errante du défunt est captée par le masque qui en constitue le siège et l'autel. Cette antilope est l'animal totémique de la plupart des clans Kurumba. Les sculpteurs et les porteurs de ce masque se recrutent essentiellement au sein de ces clans. Ce privilège renforce le pouvoir religieux des clans détenteurs de masques qui sont considérés comme les descendants directs des ancêtres fondateurs de la société kurumba. Ces masques cimiers s'appelle Adoné, l'antilope femme du héros civilisateur Yirigué, principale divinité des Kurumba, ancienne population aujourd'hui acculturée aux Mossi. Des objets de ce type étaient utilisés lors de danses funéraires, regroupant plusieurs porteurs de masque, ou pour des cérémonies propitatoires agricoles.
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Sculpté d'une seule pièce de bois, le masque antilope est empreint d'une grande finesse et d'une évidente rigueur esthétique. Remarquable par la taille de ses cornes, le masque était admiré par les Kurumba pour sa beauté et la puissance de ses performances. Il dansait essentiellement lors des festivités agricoles qui avaient lieu au début et à la fin de l'hivernage. Comme pour leurs voisins Dogon, il pourrait également avoir été utilisé lors de cérémonies funéraires pour transporter les âmes défuntes hors du village.
Lors de ces cérémonies rituelles, le masque, alors inerte et profane, devenait l'attribut d'un danseur costumé qui lui donnait vie et parole. Car ce n'est qu'au travers du mouvement, et du porteur plus particulièrement, que le masque fait preuve de son efficacité. Il trouve alors son sens premier, celui du sacré, dans la parole des anciens.