17 cm de hauteur, 12,5 cm de largeur en haut, environ 2,5 cm de diamètre à la base.
Les bâtons, servent aux prêtres et aux moines, lors des chants et des prières. Chants et prières sont unis d’un même souffle, mieux, d’un même cœur.
En pèlerinage, les moines s’en servent aussi comme appui pour le repos.
La forme incurvée permet au Moine de se reposer en le plaçant sous l’aisselle. Certains le placent sous le menton ou sur le côté de la joue. (nous tenons cette explication d’un guide, après avoir demandé si la forme incurvée de tous les hauts de bâtons était symbolique d’une mystique ou simplement pratique)
Citation d’une de : Conférence de Quelques Notes sur le Patrimoine chrétien intangible de l’Ethiopie chrétienne: l’éducation traditionnelle. Conférence le 29 octobre 2002 à l’UNESCO, Paris par Christine Chaillot, fondatrice et secrétaire
« Dans la spiritualité de l’Eglise d’Ethiopie tout est symbolisme, même en ce qui concerne le mouvement des bâtons des debteras qui rappellent les souffrances du Christ. Ainsi, par exemple, lorsque les debteras lèvent puis baissent leurs bâtons, cela symbolise la Crucifixion du Christ et Sa descente de la Croix; monter les bâtons encore plus haut symbolise le fait d’avoir donné à boire au Christ du vinaigre au bout d’une lance.
Au début de l’aqwaqwam (qu’on appelle ‘musique debout’ (qum zema), les debteras tiennent leurs bâtons dans la main droite et en frappent le sol en cadence, lentement: ce mouvement est appelé zemmame. C’est le seul mouvement autorisé pendant le Carême. Dans un second temps toujours lent, appelé ne’ous, les debteras n’emploient que les sistres qu’ils élèvent puis baissent trois fois, et on commence à frapper les tambours. Lors du stade suivant (meregd) les debteras agitent leurs sistres plus rapidement, et plus rapidement encore lors du quatrième stade (sefat). Finalement les mouvements des debteras s’accélèrent de plus en plus, et ils utilisent les sistres et les bâtons en même temps. Puis ils déposent sistres et bâtons et frappent dans leurs mains. Ils forment ensuite deux lignes, face à face, en avançant et en reculant ensemble; à la fin ils se déplacent en formant un cercle. Ces mouvements symbolisent la vie et les voyages de Jésus de Galilée à Jérusalem, puis de Jérusalem en Judée. La ronde (en cercle) symbolise les voyages des Apôtres autour du monde pour prêcher l’Evangile8. »
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