Instrument de musique encore assez courant en Afrique, mais aujourd’hui, plus simplifié.
« Les Zandés, ou Zande (Zande et Azande au pluriel en zande), sont un peuple d'Afrique centrale. Leur population est estimée entre 1 et 4 millions de personnes. Ils vivent en République démocratique du Congo, dans l'Ouest du Soudan du Sud et en République centrafricaine. Les Zandés congolais vivent sur le Haut Congo et les Zandés Soudanais vivent autour les rives de l'Uele.
Ils parlent la langue zande, une des langues Adamawa-Ubangi, et sont pour la plupart animistes.
Le nom « Azande » signifie le peuple qui possède beaucoup de terre, et se rapporte à leur histoire en tant que conquérants et guerriers. Il y a beaucoup d'orthographes variables d'Azande, incluant : Zande, Zandeh, A-Zandeh, Sandeh, etc.
Le nom Niam-Niam (ou Nyam-Nyam) fut fréquemment utilisé pour désigner les Azande durant le XIXe et au début du XXe siècle. Ce nom, probablement d'origine dinka, signifie dans cette langue « grands mangeurs » (c’est peut-être une onomatopée), se rapportant censément à des penchants plus ou moins avérés pour le cannibalisme. Le terme, en usuage parmi d'autres tribus du Soudan, fut plus tard emprunté par les occidentaux. Néanmoins, le nom Niam-Niam est aujourd'hui considéré comme péjoratif et ne doit pas être employé. » Source Wikipedia
« La sanza est un instrument dont le son est produit par la flexion et la détente à l'aide des doigts, d'une matière flexible, qu’elle soit métallique ou végétale. Une série de lamelles vibrantes, plus ou moins parallèles, sont fixées au support par l’intermédiaire d’un chevalet. Cet idiophone par pincement peut donc être également appelé «lamellophone».
Originaire d'Afrique noire, la sanza ne semble pas posséder d'équivalent dans le corpus instrumental occidental. Les seuls instruments qui s’en approchent sont la guimbarde et le système à lamelles de certaines boîtes à musique.
Quant à son ancienneté, elle reste difficile à déterminer. Elle fut vraisemblablement décrite pour la première fois par le frère dominicain Dos Santos en 1586 sous l'appellation «ambira», puis par le jésuite Filippo Bonanni, en 1722, comme «marimba de cafri». La sanza est mentionnée de nombreuses fois, par la suite sous des noms divers.
L'aire de diffusion de la sanza s'étend presque dans toute l'Afrique Noire, avec un taux de concentration élevé dans les bassins du Congo et du Zambèze.
On considère actuellement que le berceau des sanza à lamelles végétales se situe au Cameroun et celui des sanza à lamelles métalliques dans le Bas-Zambèze. Le bassin du Congo, situé géographiquement entre ces deux berceaux, constitue le point de rencontre des deux traditions.
On trouve également des lamellophones en Amérique latine, comme aux Antilles, en Guyane ou au Brésil, importées sans doute outre atlantique avec l'esclavagisme. Ce sont peut-être les noirs affranchis d'Amérique qui ont amené la sanza au Libéria et en Haute-Guinée, comme l’a suggéré M. Montandon, dans une Afrique plus septentrionale et plus occidentale que celle où elle a vu le jour.
Les termes «sanza» en Kiswahili et «mbira» au Zimbabwe sont les deux appellations les plus courantes pour cet instrument de musique. C’est David Livingstone qui parcourant les régions peuplées par les Nyungwe et Manganja du Mozambique relève dans ses écrits «Narrative of a Expedition to the Zambezi and its Tributaires» en 1865, le nom «nsansi» par lequel ces tribus désignent ce lamellophone et que Livingstone aurait déformé en «sanza». Mais son nom varie selon les régions et les groupes ethniques, et on trouve par conséquent une multitude d’appellations vernaculaires pour le désigner, parmi lesquelles : likembe en Lingala, Tshisanji en Tshiluba du Kasaï, Kisanji en Luba du Shaba, kalimba, sartele, gibinji, ilimba, kasela, kizanzi, txa quele, isanji, esandju, kadimba, mutyapata, kankobele, lungandu, kyanya, kakolo ndondo, deza, kone, etc. »
Source : http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/07/11/bruneaf-2011-sanza.html