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Statue féminine Ikenga des Igbo

Statuette ancienne Ikenga des Igbo Figure femme de chef en maternité. Protection de la mère et de l’enfant. Apporte prospérité. Sculpture à très fort caractère, très ouvragée. Statuette ayant probablement appartenue à un ancien dignitaire. Nombreuses traces d’usage. Belle patine brune. Artafrica association antiquaires Pézenas, Exposition Arts Premiers et artisanat d’Afrique

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FEMME


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L’idée de puissance est apportée par le lourd collier, la ceinture, le siège, la posture très droite, la coiffure sophistiquée et les seins volumineux (signe de la possibilité de nourrir abondement).
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Chez les Igbo, dans la région méridionale du delta du Niger au Nigeria, l’Ikenga est un autel personnel appartenant à un homme. Il est le symbole de l’accomplissement et de la réussite personnelle (okpossi), la représentation de son esprit tutélaire (chi, l’énergie vitale), ainsi que le destinataire de sacrifices offerts périodiquement ou préalables à l’engagement d’une action importante (le plus souvent à ifejioku, divinité de l’igname, ou à ale, déesse de la terre). Etroitement lié à une société secrète de guerriers, il est aussi l’expression de la détermination personnelle (ivri). Les cornes situées sur la tête de l’Ikenga sont un trait commun aux statuettes et autels semblables ; elles symbolisent la force, le pouvoir et le courage du bélier.
Il était placé à l’écart du monde profane, avec d’autres autels personnels et familiaux, dans la maison du lignage (obi). Ce lieu est le point central du lignage familial et communautaire, ainsi qu’un espace de médiation indispensable au règlement des litiges internes au groupe. Toute réussite personnelle d’un homme, et attribuable à son Ikenga, rejaillit sur l’ensemble de la communauté. Il ne pouvait être vu et consulté qu’au travers d’un panneau de bois ajouré appelé « les yeux de l’esprit ». L’Ikenga peut être également conservé dans la maison des hommes (m’bari), ou bien rangé, après la mort de son propriétaire, sur l’autel des ancêtres.

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